8 Mars : Journée De La Femme

Témoignage de Marie :

POUR TOUTES LE FEMMES, en cette journée des droits des femmes

Aujourd’hui, je fais ce post afin de dénoncer des actes souvent commis envers les femmes : les VIOLENCES.

Ceux qui me connaissent intimement savent pourquoi ce sujet me tiens particulièrement à cœur.


Je n’ai pas parlé publiquement jusqu’ici de ce sujet à cause de la victimisation que la société fait des personnes qui ont connu des violences et qui ose dénoncer des faits, au lieu de les montrer comme elles sont réellement : des survivantes FORTES et DIGNES.

Tout a commencé pour moi à l’âge de 15 ans lorsque je me suis faite violée par un inconnu d’une cinquantaine d’année en pleine journée lorsque je rentrais des courses. C’était ma première fois. Je n’ai pas porté plainte. Après de longues années où je me suis réfugiée dans de l’autodestruction avec mon mode de vie, j’ai rencontré un homme avec qui je croyais que la vie serai meilleure à 20 ans.

J’ai vécu avec lui les violences physiques et psychologiques tous les jours pendant 7 ans. Je me suis enfuie de chez moi en 2018 grâce à une collègue et une amie avec toutes mes affaires après qu’il m’ai encore rabaissée et terminée une énième fois.

Et après pendant 2 ans ça a été la guerre : menaces, insultes, extorsion d’argent, coups de pression, chantage…
Jusqu’à encore une fois de trop, en Août dernier où en bas de chez moi j’ai eu le droit à un guet-apens pour me finir.

Le lendemain j’ai porté plainte pour la première fois de ma vie contre toutes les violences que j’ai dû encaisser auprès de lui et j’ai décidé d’en parler à toutes nos anciennes connaissances et amis de notre quartier qui n’étaient pas au courant de ce qui se passais dans notre intimité afin d’avoir du soutien. Soutien que j’ai eu et grâce à ça maintenant je suis tranquille définitivement depuis décembre dernier.

La foi m’a sauvée mentalement dans ces moments où je priais tous les jours et je demandais une issue…. Et mon travail. Pour ça toutes les personnes qui me connaissent savent que je ne vends pas du rêve : IAD a vraiment changé ma vie.

Je ne remercierai jamais assez du fond du cœur aussi le soutien que j’ai eu de certains collègues, amis et proches, qui se reconnaitront durant toute cette période.

J’ai parlé avec beaucoup de femmes qui ont connu les violences domestiques, les incestes, agressions sexuelles…et des hommes a qui leurs sœurs ou leur mère ont vécu des choses similaires… sans en parler ouvertement… ça reste toujours des suppositions que l’on fait de telles ou telles personnes qui ont subies ces violences.

Pourtant lorsque l’on observe les comportements de ces personnes, elles gardent la face et crois ne rien laisser paraître mais elles laissent des failles. Je parle en connaissance de cause.

Ces sujets sont tellement tabous aussi car par le fait d’en parler, on prend le risque de nous mettre une étiquette de victime que beaucoup de femmes ne veulent pas car souvent le silence est un moyen de se protéger de l’extérieur. C’est pour ça que je me suis toujours tu à ces sujets publiquement.

J’ai pourtant aussi un profond respect et admiration pour certaines qui ont pris la parole comme il y a peu une collègue, Julie.

La seule chose qu’on souhaite comme droits à ces sujets c’est la prévention, la bienveillance et la compréhension sans jugements. Et la paix. Quand on sort d’années de guerre et de bagarres contre soi même et contre les autres, où on a surmonté l’impensable, la dernière chose à laquelle on veut être assimilée c’est quelqu’un de faible.

Lorsque l’on encaisse toutes ces violences, la seule chose qu’il nous reste c’est notre fierté et notre dignité à ne pas passer pour une victime. Au contraire à toutes les femmes qui me lisent et qui ont vécu ou vivent ça actuellement, je peux vous garantir que vous êtes au-dessus de tout et je vous souhaite de tout cœur le courage de vous en sortir tant que vous le pouvez, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Et je vous aime comme des sœurs, comme des tatas, comme des mères.

Mon amie, Elena, elle a subi des violences physiques et psychologiques quotidiennes de son ex-petit ami avec séquestrations de ses 16 ans à ses 19 ans qui ont perdurées même après… Je ne me permettrai pas d’en parler en détails, ça lui est personnel et intime.

Elena a choisi la musique et le chant pour se libérer et a écrit un album, A Celui, qui parle de sa Foi qui a été libératrice afin de pardonner. Se pardonner à elle-même et aux autres.

Sur cet album une de ses chansons parle à toutes les personnes qui auraient été victimes de violences et/ou d’abus et qui souhaitent se relever et avancer vers l’avenir même si souvent dans ces cas il paraît incertain…
Nous souhaitons faire un clip de cette chanson en l’honneur de toutes ces femmes que nous aimons sans connaitre, qui se battent pour s’en sortir, physiquement comme mentalement.

Pour ça j’appelle en votre bienveillance si vous avez des contacts dans le milieu ou que vous connaissez des personnes afin de récolter des dons pour ce projet, ou vous-mêmes si cette cause vous tient à cœur. Il n’y a pas de petit don, l’essentiel c’est l’intention dans le partage de cette information.
Nous serons fières de porter ce projet avec des personnes qui nous comprennent, soutiennent les mêmes valeurs et humainement se reconnaîtraient dans notre démarche.

Malgré ce vécu je ne suis pas résignée, mon amie non plus, nous croyons toujours en la beauté de ce monde et à l’humanité de certaines personnes, nous avons toujours foi en l’amour et, question de croyances, nous savons que l’amour est salvateur. Ce n’est pas parce que nous avons été éprouvées que cela changera nos valeurs et nos principes. Loin de se revendiquer comme féministes, nous préférons le terme humaniste, car comment revendiquer une égalité alors que nous sommes différents et incomparables, l’homme et la femme, et que l’un sans l’autre ne pourraient vivre, que l’un et l’autre sont complémentaires ? A ce débat d’actualité nous avons choisi la paix et l’équilibre plutôt que le conflit.

Je vous laisse sur du Oxmo Puccino, paradoxalement c’est mon ex conjoint qui me l’a fait découvrir à mes 19 ans, et depuis il est l’un de mes artistes préféré. Je te dédicace ce passage ma belle Elena :

« Pire que pas d’amour, trop d’amour. Parfois victime de ceux que l’on aime. A tout donner tu as souffert, oui trop donner c’est le contraire. […] il criait, elle l’aimait. Les bleus ne l’ont pas convaincu. Tout le monde savait, alors tout le monde s’est tu. D’habitude, les gens ne font que parler avant d’avoir su. Par conséquent tout ce qu’on entend manque d’aperçu.
[…] Moins de haine car le cœur est dur, néanmoins le sentiment qu’il me reste est pur. Ce monde s’écroule pour l’amour qui manque, quand on a si peur il faut qu’on chante»
Oxmo Puccino, Trop d’Amour

En vous remerciant d’avance pour le temps de votre lecture, votre bienveillance, et votre compréhension.

Et belle journée des droits de la femme a toutes

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